Ce que le branding m’a appris : ce n’est jamais un dessin… c’est une rencontre.
De la théorie à la réalité du branding
Je pourrais te parler de mon métier avec des mots techniques. De charte graphique, de cohérence, de typographies, de perception client. C’est la théorie. Mais en réalité, le branding, je l’ai appris dans la vraie vie, et souvent à travers mes échecs.
Je pense souvent à cette boulangerie à Genève, il y a quelques années. J’étais super enthousiaste. Le client avait un logo bricolé maison et voulait « quelque chose de plus pro ». Parfait. Le contrat prévoyait trois pistes.
Sauf que rien n’allait jamais. « La couleur ne me parle pas. » « La typo, c’est pas ça. » J’ai insisté. J’ai voulu bien faire. J’ai voulu « sauver » le projet. J’ai fini par créer près de vingt variantes. Vingt micro-réglages, vingt directions différentes.
La fin de l’histoire ? Il a soupiré et m’a dit qu’au final… il préférait son logo de départ. Celui qu’il avait fait lui-même.Toute cette énergie, toute cette créativité pour revenir au point de départ.
Ce jour-là, j’ai pris une claque, mais j’ai surtout compris quelque chose de fondamental : Ce boulanger ne cherchait pas un « beau dessin ». Il cherchait à se reconnaître. Tant que je m’acharnais sur l’esthétique sans avoir décodé son besoin profond, je tournais dans le vide.
C’est là que ma vision a changé : Un logo n’est pas un dessin. C’est une traduction. Une traduction de ce que la personne n’arrive pas encore à dire.
Derrière chaque visuel, une histoire
J’ai repensé à ça avec l’histoire des huiles d’olive. Une demande d’étiquettes « simples » pour une bouteille maison. Mais en écoutant vraiment, j’ai vu ce qu’il y avait derrière l’étiquette : Une histoire familiale. Un rouge qu’on imaginait flamboyant mais qui sortait bordeaux. Une étoile filante qui représentait son fils et des étoiles autours pour représenter ses sœurs. Des symboles invisibles pour les autres, mais essentiels pour lui.
Je ne créais pas une étiquette. Je créais un morceau de mémoire. Une transmission. Un secret discret emballé dans une bouteille.
Ce qui fait vraiment la force d'une marque
Et puis il y a eu Andrée Fauchère. Son univers est brut, simple, naturel. Ses textes sont profonds. Pour elle, j’ai compris que mon rôle n’était pas de « faire joli », mais de laisser la place. Laisser la place au texte. À l’intention. À l’âme derrière sa marque, elle. Ce n’était plus du branding. C’était de la mise en lumière.
Ce que tous ces projets – de l’échec de la boulangerie à la justesse d’Andrée – ont en commun ? Ça n’a rien à voir avec des logos ou des couleurs.
Ils ont en commun une vérité : les marques se construisent dans la nuance. Dans les détails. Dans les émotions que les clients cachent (ou protègent) dans leurs demandes.
Une marque forte, ce n’est pas celle qui est « graphiquement parfaite ». C’est celle qui résonne.
Aujourd’hui, je ne cherche plus à inventer quelque chose pour combler le vide ou faire du volume. Je suis là pour révéler ce qui existe déjà — juste en dessous de la surface.
Cet article a été rédigé par Sandrine, Graphiste / Community manager chez YETY
Créative et dynamique, j'accompagne les marques dans la création de leur identité visuelle et de leur univers graphique, en mettant l'humain et l'émotion au cœur de chaque projet de communication, afin de créer des univers cohérents et porteurs de sens.
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