« Redémarrer maintenant » ou « Me le rappeler demain » ? Nous avons tous déjà repoussé une mise à jour. Pourtant, mises à jour et sauvegardes sont les deux gestes qui colmatent le plus de brèches dans une PME. Les premières ferment les portes que les pirates connaissent, les secondes vous permettent de vous relever si le pire arrive.
Les mises à jour : ne remettez pas à demain
Chaque mise à jour de Windows, de macOS ou de vos logiciels corrige des failles de sécurité découvertes récemment. Dès qu’une faille est publiée, les pirates scannent Internet à la recherche des appareils qui ne sont pas encore corrigés. L’exploitation de vulnérabilités est d’ailleurs à l’origine d’environ 20 % des violations de données analysées dans le rapport Verizon DBIR 2025, une part en forte hausse (communiqué Verizon).
L’Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) recommande de laisser les appareils télécharger automatiquement les mises à jour disponibles, car les programmes obsolètes sont des points d’entrée fréquents pour les attaquants (OFCS, protection des appareils).
Les bons réflexes
- Activez les mises à jour automatiques sur tous les postes de travail, smartphones compris.
- N’oubliez pas les logiciels : navigateur, suite bureautique, lecteur PDF, logiciel métier.
- Pensez aux équipements oubliés : routeur, NAS, imprimantes, site internet.
- Surveillez les fins de support : un système qui ne reçoit plus de correctifs, comme Windows 10 depuis octobre 2025, reste vulnérable pour toujours. Si votre serveur arrive en bout de course, notre article Serveur en fin de vie vous aide à choisir la suite.
La sauvegarde : votre assurance contre le pire
Incendie, vol, panne de disque, erreur de manipulation ou rançongiciel : le jour où vos données disparaissent, seule une sauvegarde vous permet de repartir. Et la menace grandit : l’OFCS a recensé 79 attaques par rançongiciel au second semestre 2025, contre 47 un an plus tôt (KMU.admin.ch).
La règle de base : vos données doivent toujours exister à deux endroits au minimum. Par exemple :
- sur l’ordinateur et dans le cloud ;
- sur un NAS au bureau et dans le cloud.
L’OFCS rappelle qu’une seule solution de sauvegarde ne suffit pas, qu’une copie doit être conservée dans un endroit sûr, à l’abri du vol et de l’incendie, et que les sauvegardes doivent être chiffrées (OFCS, cyberconseil sauvegardes). C’est le principe de la règle dite 3-2-1, largement répandue : trois copies des données, sur deux supports différents, dont une hors de vos locaux.
Les pièges à éviter
- Le disque externe toujours branché : un rançongiciel chiffre aussi les disques connectés.
- La synchronisation prise pour une sauvegarde : un fichier supprimé ou chiffré sur l’ordinateur l’est aussi dans le dossier synchronisé.
- La sauvegarde manuelle : celle qu’on oublie de faire le mois où l’on en a besoin. Automatisez-la.
Pour automatiser tout cela sans y penser, découvrez nos solutions de sauvegardes et de maintenance de parc informatique.
Le guide complet à partager avec votre équipe
Cet article reprend l’un des 9 réflexes de notre guide gratuit des bonnes pratiques de sécurité informatique. Recevez-le par e-mail en version PDF imprimable : de quoi sensibiliser tous vos collaborateurs en quelques minutes, ou le garder sous la main dans vos dossiers.